Il faut parfois savoir renoncer

Île de Skye, Écosse – L’île de Skye est un endroit magnifique, comme rarement j’ai eu la chance d’en voir. J’avais à peine posé le pied sur ce bout de terre que je regrettais déjà de devoir partir d’ici quelques jours.

Je ne pouvais rester qu’une seule journée complète – quelle honte. Une des personnes du staff de l’auberge m’a conseillé d’aller me promener au Quiraing, une sorte de haute table géologique, un vestige de l’ère volcanique. Puisque c’était de l’autre côté de l’île, j’aurais ainsi un aperçu des paysages que Skye avait à offrir. L’affaire était dans le sac, j’irai le lendemain.

Cela fut assez difficile de me réveiller, lorsque mon réveil sonna à 8h. La veille au soir, j’étais allé au pub afin de gouter les spécialités locales. Je ne me souviens plus comment cela s’est produit, mais j’ai fini par m’asseoir à la table des Navy guys, des soldats de la Royal Navy qui étaient en mission à Skye pour tester de nouvelles armes. À ce moment là, ils testaient plutôt les différents cocktails et bières que le pub offrait. Après plusieurs jeux à boire tous plus fins les uns que les autres, je suis rentré me coucher.

Le Quiraing, vu depuis le départ de la rando

Le Quiraing, vu depuis le départ de la rando

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Le hasard fait bien les choses, alors s’épuiser à tout planifier ?

Île de Skye, Écosse – C’est vraiment néfaste de tout prévoir lorsqu’on voyage.

Si tu voyages, c’est que tu veux découvrir un nouveau pays, une atmosphère nouvelle. Alors pourquoi ne pas laisser place au hasard ? C’est un lieu commun que de dire “les meilleurs évènements qui arrivent sont ceux qui n’ont pas étés prévus“, mais c’est pourtant vrai dans de nombreuses situations. Et surtout lorsqu’on voyage.

Au Maroc, Natalia et moi-même avions prévu de faire une rando de quelques jours dans les montagnes de l’Atlas puis d’aller visiter Ouarzazate. Nous n’avions pas réservé d’auberge là-bas, mais nous savions qu’il y en avait un paquet. Et heureusement que nous n’avions rien réservé ! Nous souhaitions seulement faire  une rando jusqu’au sommet du Toubkal et repartir à Marrakech afin d’effectuer le transfert en bus. Puis, la veille de commencer la rando, lorsque nous nous promenions à Imlil, nous avons rencontré un guide qui nous a assuré qu’il était possible de continuer la rando jusqu’à la route de Ouarzazate. Cela nous évitait de repasser par Marrakech. Nous avons donc suivi son conseil. Sur le chemin, nous avons rencontré Mohammed : il nous a hébergé chez lui, dans un petit village perdu dans les montagnes. Nous sommes restés deux nuits chez lui, il nous a fait la visite de son village, du souk, de tous les bars à thé du village. Un paradis. Lire la suite

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Rien ne vaut l’expérience de l’étranger

Édimbourg, Écosse – « Tu pars à l’autre bout de l’Europe alors que tu ne connais même pas la France ?! » On a tous entendu au moins une fois cette phrase, probablement dans la bouche d’une personne âgée. D’ailleurs, à l’époque pas si lointaine de nos grands-parents, ou même de nos parents, les élèves devaient apprendre par cœur le nom des préfectures de tous les départements, le nom des fleuves et de leurs affluents, on apprenait la grandeur de l’Empire Français. Désormais, les institutions commencent à instruire les élèves et étudiants à propos de l’histoire du continent asiatique, à propos des phénomènes de globalisation, à propos du Tiers-Monde.

Comme disait le Master of Ceremony Solaar, « les temps changent ». Lire la suite

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Latitude Zéro : Mike Horn est-il fou ?

Rien qu’en lisant les quelques lignes situées sur la couverture de ce livre, je me suis posé la question. On m’avait prévenu, mais je ne pensais pas partager cet avis : Mike Horn est un être dérangé.

Ce n’est pas de la grande littérature et ce n’est pas de la poésie ; c’est le récit brut d’un exploit unique et insensé. Tout le monde a eu en tête, un jour ou l’autre, de faire « le tour du monde » : économiser de l’argent, prendre une année sabbatique, et se jeter dans vingt avions différents pour découvrir quelques endroits de notre planète. Le tour du monde à la voile, qu’il soit en équipe ou en solitaire, “ne consiste qu’à » partir depuis l’Europe pour faire le tour de l’Antarctique et revenir sur ses pas. Mike Horn est le seul homme jusqu’à présent à avoir effectué un « vrai » tour du monde, comme l’indique la couverture cette édition : il a suivi la ligne de l’équateur sur toute la circonférence de la Terre pour revenir à son point de départ. Soit 40 075 km. Ses deux seuls impératifs : ne pas sortir d’une bande de 40 kilomètres de part et d’autre de l’Équateur, et n’utiliser aucun moyen de transport motorisé.

Il est parti d’une plage du Gabon, sur la côte Ouest de l’Afrique, avec une coque de noix de 8 mètres de long pour rejoindre le Brésil. De sa vie, il n’avait navigué que trois jours sur le lac Léman. Après avoir remonté autant que possible le cours de l’Amazone, il laisse son frêle esquif et s’enfonce, toujours seul, dans la forêt amazonienne. Il y passera plus de deux mois, marchant même la nuit, à la lueur de la frontale, vers l’ouest. Pour se nourrir, il chasse et il pêche. Il se fera mordre par un serpent venimeux, il devra négocier son passage avec les FARC de Colombie, remonte en pirogue le cours d’une rivière… Une fois dans le Pacifique, il essuiera notamment une tempête qui détruira ses deux GPS. Il qualifie son escale pour traverser l’île de Kalimantan en Indonésie, recouverte elle aussi de jungle et de cobras tueurs, de « promenade ». Il reprend la mer, finalement, pour attaquer son troisième et dernier océan : l’Indien. Celui des moussons, des cyclones, des tempêtes en tous genres. Il pensait avoir le temps de le traverser avant que la saison de la mousson ne commence. Malheureusement, on ne négocie pas de rendez-vous avec la mousson : c’est elle qui fixe la date. Il se retrouve au beau milieu d’un ouragan, le vent soufflant à 120km/h dans une mer démontée. Il tente désespérément de ne pas chavirer, luttant sans dormir, ni boire, ni manger pendant 4 jours et 5 nuits. Après avoir réparé son bateau aux Maldives, il atteint enfin l’Afrique, la dernière étape. Il passe par la Somalie, le Kenya, l’Ouganda, le Lac Victoria, la RDC et le Congo. Outre les guerres civiles qu’il côtoie en RDC, il doit faire face aux miliciens de tous bords et négocier systématiquement son passage ; il manque de se faire tuer à plusieurs reprises. Enfin, le Gabon et Libreville, la plage d’où il est parti voici dix-sept mois. Lire la suite

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La marche dans le ciel, à la rencontre des peuples de l’Himalaya

Voyager avec peu de moyens, ce n’est pas seulement faire du stop et du camping sauvage. C’est aussi et surtout mettre un pied devant l’autre et aller à la rencontre des hommes qui peuplent la planète. En effet, lorsqu’on est démuni, se confronter aux personnes que l’on croise devient une nécessité vitale. Seuls, nous ne sommes pas grand-chose.

Sylvain Tesson et Alexandre Poussin sont deux amis d’enfance. Ensemble, ils ont déjà parcouru 25 000 km à vélo et traversé à l’occasion une trentaine de pays : un moyen de célébrer la fin de leurs études.

En 1997, ils ont un nouveau projet : traverser à pieds la chaîne de l’Himalaya, d’est en ouest. 5000 km parcourus, 172 jours, 3 paires de chaussures. La marche dans le ciel, c’est le récit à deux voix de l’épopée qui les conduira du Bhoutan au Tadjikistan. Jour après jour, ils nous livrent leurs impressions et leurs sentiments sur le paysage qu’ils voient lentement défiler.

marche_cielCette marche est surtout un prétexte pour aller à la rencontre des habitants de ces montagnes : sur leur chemin, les rencontres sont inévitables puisqu’ils n’emportent que le strict nécessaire, c’est-à-dire quelques affaires, une couverture de survie, et divers effets personnels. Ainsi, chaque fois qu’ils le peuvent, ils demandent l’hospitalité dans les villages et hameaux perdus de l’Himalaya. On ne les reçoit ni comme des princes, ni comme des parias : l’hospitalité est la règle dans ces régions arides. De l’est à l’ouest, c’est toute une palette de peuples qu’ils décrivent au fil des lignes : les mythiques Sherpas, les étonnants Bhoutanais, les Lepchas, les Tibétains… Autour du poêle, les discussions sont parfois maigres : on les reçoit, on échange des sourires, mais on ne peut pas forcément communiquer. On observe, à mesure de leur progression, les peuples, leurs coutumes et les religions changer, sans que ce sens précieux de l’hospitalité ne s’amenuise.

Sans emphase ni héroïsme, les deux amis décrivent leur périple, les moments de joie intense comme les galères les plus absurdes. En véritables vagabonds, ils n’ont à leur disposition qu’une maigre carte au 1/500 000 et comptent sur leur « 6e sens » et l’aide des personnes rencontrées sur la route pour trouver leur chemin, toujours plus à l’ouest. S’en suivent des moments parfois hilarants, parfois emplis d’une tension intense.

On pourrait croire qu’un ouvrage consacré à la marche serait redondant et monotone, mais on ne s’ennuie pas une seule fois au cours de ces 300 et quelques pages relatant les 6 mois qu’a duré la traversée. Entre les passages illégaux de frontières, les multiples duperies aux autorités, les péripéties rencontrées sur la route et les réflexions sur les expériences qu’ils affrontent, c’est un véritable livre d’aventure en écho à ceux d’une époque révolue.

Admirablement écrit et passionnant de bout en bout, c’est un livre pour les chercheurs d’air pur et les drogués du lointain, une histoire pour ceux qui n’ont pas la tête sur leurs épaules et qui croient encore à cet ailleurs qu’on dit disparu.

Publié sur fr.vagabondjourney.com
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Duo d’impro : Kora et Danse Contemporaine

Rose-Marie et David travaillent ensemble depuis quelques temps à une performance improvisée, dans les lieux publics. David joue de la Kora (un instrument originaire d’Afrique de l’Ouest), tandis que Rose-Marie danse. Ils font généralement des sessions d’une vingtaine de minutes, où chacun est à l’écoute de l’autre, essayant de trouver un équilibre commun entre les deux pratiques, une alchimie particulière.

Ces prises de vue ont étés enregistrées lors de l’une de ces sessions, au Jardin Japonais de Toulouse.

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A Moroccan Journey : Part. 2 – Amsouzart

Deuxième partie du voyage, toujours dans les montagnes de l’Atlas, du côté du lac d’Ifni. Mohamed nous a pris en charge et nous a fait visiter le souk local, et nous avons eu la chance de pouvoir passer la journée dans l’école du village. Nous avons pu discuter avec les professeurs, se rendre compte des différences flagrantes entre ce qui se passe ici et chez nous… Comment s’ouvrir les yeux.

Merci à toutes les personnes rencontrées là-bas.

Je n’ai pas assez de matière, malheureusement, pour faire d’autres vidéos…

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